Alcool, performance et déni : reconnaître la dépendance fonctionnelle avant le point de rupture
Sur la Riviera vaudoise et partout ailleurs en Suisse Romande, dans les bureaux d’entreprises, les cabinets d’avocats ou les ateliers d’indépendants, une forme de détresse avance masquée.
Elle ne ressemble pas au cliché de la marginalité ou de l’ivresse destructrice visible en plein jour.
Ceux qui la vivent se lèvent chaque matin à 6h30, gèrent des budgets conséquents, managent des équipes et répondent présents aux dîners de famille.
En apparence, tout est sous contrôle.
Mais à l’intérieur, la réalité est différente :
- Le verre de vin le soir n’est plus une célébration, c’est le seul interrupteur capable de couper le bruit mental.
- La consommation (alcool, anxiolytiques, stimulants ou cocaïne de travail) est devenue une prothèse indispensable pour tenir le rythme et masquer l’angoisse.
- La terreur permanente d’être démasqué oblige à redoubler d’efforts, de perfectionnisme et de contrôle.
C’est ce que l’on nomme la dépendance fonctionnelle.
« J’ai pas de problème ! » : anatomie d’un bouclier
Cette phrase, je l’ai répétée pendant des années. Je l’ai criée pour faire taire les regards inquiets, et je l’ai même choisie comme titre pour mon seul en scène autobiographique.
Mon histoire a commencé très jeune.
Face à un père dont l’alcoolisme imposait sa loi et sa violence à la maison, j’ai bu ma première bière à 13 ans.
Pour combler un vide immense, faire « comme les grands » et me rapprocher inconsciemment de lui.
Dès mon apprentissage d’assistant clientèle dans les trains, le verre matinal en gare est parfois devenu un rituel partagé.
Plus tard, l’alcool s’est mêlé à d’autres substances. Et pourtant, je continuais à travailler, à assurer, à voyager jusqu’au bout du monde en prétendant que tout allait bien.
Le déni n’est pas un mensonge calculé. C’est une stratégie de survie mise en place par le cerveau pour ne pas s’effondrer tant qu’il n’a pas de solution de rechange.
Jusqu’au soir de 2003, à San José au Costa Rica, où j’ai franchi la porte d’un cercle de parole.
Ce soir-là, devant des inconnus qui ne me jugeaient pas mais me renvoyaient le miroir exact de ma fuite, le masque s’est brisé.
J’ai levé la main et j’ai prononcé ces paroles :
Bonsoir, moi c’est Cristian, et je suis un alcoolique et drogué. Moi aussi j’ai un problème.
J’ai compris qu’on ne négocie pas avec une dépendance : soit on la regarde en face, soit elle finit par tout détruire.
La peur du circuit psychiatrique classique
Pour un dirigeant ou un profil à hautes responsabilités en Suisse romande, l’obstacle majeur n’est pas le manque de volonté. C’est la peur de la case médicale.
- La crainte du dossier partagé : L’angoisse de voir son nom associé à une pathologie sur un registre de santé ou auprès d’une assurance perte de gain.
- Le vocabulaire de la déchéance : Les structures hospitalières parlent de sevrage lourd, de médication de substitution et de comorbidités, ce qui fait fuir les profils fonctionnels.
- Les délais de consultation : Obtenir un rendez-vous spécialisé sur la région lémanique prend fréquemment plusieurs mois.
L’approche par la pair-aidance et la clarté d’action
C’est précisément ici qu’intervient une approche différente, complémentaire du cadre soignant conventionnel : la pair-aidance de haut niveau.
Ce travail ne relève pas d’une consultation médicale, ne pose aucun diagnostic psychiatrique et ne prescrit aucune substance.
Il s’appuie sur la Méthode Trinité Rosatti, conçue à partir du terrain et validée par plus de 20 ans d’abstinence sans rechute :
- L’Intellect (Clarté sans détour) : Poser les faits à plat, décoder la mécanique de vos excuses et désamorcer le masque du « tout va bien ».
- L’Émotion (Désamorçage) : Neutraliser la honte et la culpabilité qui nourrissent le besoin de consommer.
- Le Corps (Régulation) : Réapprendre à faire descendre la pression nerveuse par la décharge corporelle plutôt que par une substance.
Je recommande ce protocole, à la fois simple, structuré et profondément intégratif. Il s’adresse à toute personne ou professionnel souhaitant franchir un cap décisif et désamorcer une impasse.
Sa simplicité favorise une bonne appropriation et permet la réutilisation des outils de manière autonome. Ce protocole se distingue notamment par l’importance accordée au corps, souvent sous-estimé, alors qu’il joue un rôle clé dans l’ancrage des expériences traumatiques. L’intégration d’un travail spécifique autour du muscle psoas constitue un apport original.
Dr Frédérique Giacomoni
Médecin spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, membre inscrite de la Société Vaudoise de Médecine (SVM)
Si vous sentez que le fil est sur le point de rompre et que la substance prend plus de place que votre liberté, il est temps de faire tomber le masque, à huis clos et en totale discrétion.
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Surcharge mentale ? En plein épuisement ou au bord du burnout ?
Ne restez pas seul avec ce poids. Je suis Cristian Rosatti, spécialiste de la régulation du système nerveux et de l’accompagnement intégratif.
Loin des théories compliquées, je vous offre un cadre sécurisant, chaleureux et sans aucun jugement pour relâcher la pression, défaire les nœuds du corps et retrouver votre paix intérieure.
Depuis mon cabinet privé situé à Jongny (au calme, avec parking gratuit et discrétion absolue), j’accompagne les résidents de Vevey, Montreux, Châtel-Saint-Denis, et des cantons de Vaud et Fribourg.