Après le drame : Briser le silence et choisir le pardon.

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Je ne pensais pas susciter autant de réactions avec mon précédent message.

Si je devais résumer vos commentaires, ce serait par ces mots : « Oser briser le silence ».
Depuis que j’ai choisi l’abstinence, je comprends mieux les aberrations de notre système.

On trouve « drôle » de se mettre à l’envers, de faire la fête jusqu’au black-out ou vomir. Je ne juge pas : j’étais exactement pareil, dans mes actes comme dans mes commentaires.

Sur scène, dans mon spectacle « J’ai pas de problème ! », je raconte ce moment où : « même les voisins n’intervenaient pas lorsque les cris des disputes éclataient ! Pourtant fallait vraiment être sourd pour ne pas l’entendre ! ».

On me répond souvent après une représentation : « Merci de ton courage, moi je n’ose pas en parler, j’ai honte ».

Le rapport avec ce qui vient de se passer ?

Le silence. Pas le silence de l’absence de bruit, mais celui de la complicité.
On connaît tous les trois singes : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. C’est ce silence-là qui tue. Car celui qui se tait consent. En détournant le regard, nous donnons notre accord tacite au drame qui se prépare.

Nous avons tous, à un moment donné, été les complices passifs d’un système que nous savions toxique, mais que nous avons préféré ignorer par confort ou par peur ou simplement en disant: « On a toujours fait comme ça, c’est la tradition ! ».

Je lis partout qu’il faut des coupables : les gérants, la mousse au plafond, les jeunes qui filment. Chercher un coupable est humain. Mais est-ce que cela apaise la colère ?

La colère, elle est en nous.

Je vous raconte une histoire vraie. Un homme est assassiné à un feu rouge pour quelques pièces. Le coupable est arrêté. On demande au père de la victime s’il veut que l’assassin subisse le même sort. Il répond : « Non. Si cet homme en est arrivé là, c’est parce que nous, la société, avons fermé les yeux. Nous avons créé ce monde. Si je le traite comme il a traité mon fils, je ne vaudrai pas mieux que lui. ». L’assassin, depuis sa cellule, s’est repenti et aide aujourd’hui ceux qui sombrent dans l’addiction.

Oui, nous sommes TOUTES et TOUS responsables.
Les enfants sont sourds aux conseils, mais ils ne sont pas aveugles à l’exemple. Quel exemple avons-nous donné jusqu’à aujourd’hui ?

Quand j’ai arrêté mes consommations, j’ai arrêté d’accuser les autres. J’ai compris qu’il n’y avait aucune excuse pour le mal fait, mais que pour vivre en paix, je devais me pardonner et pardonner aux autres.
Le mot « Pardon » semble vide aujourd’hui, pourtant sa puissance est sans limite.
Alors, que fait-on ? On continue de traquer chez l’autre ce que l’on refuse de voir chez soi ? Ou on commence enfin à regarder en nous pour mieux vivre avec notre prochain ?

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