Le mail du lundi matin : Quand le « Management par la Peur » coûte 7,6 milliards à la Suisse

C’est arrivé lundi, 08h00.

Le lundi, c’est quand un collaborateur revient de son week-end de repos.

Il a passé du temps avec ses amis, sa famille, il s’est détendu, il a fait du sport.

C’est aussi le moment où l’on devrait définir les objectifs de la semaine, insuffler de l’énergie, donner du sens.

Mais parfois, le collaborateur est brisé en moins de 5 minutes…

Lundi dernier, suite à une petite discussion sur la gestion du stress et des émotions, une employée d’un service public (dont je tairai le nom) me montre son écran, avec un sourire de façade ironique, et certainement la boule au ventre.

Elle vient de recevoir un mail de son supérieur…

Objet du mail envoyé à tous les collaborateurs : Chiffres en baisse.

Le contenu ?

Une menace à peine voilée : « Les résultats ne sont pas bons. Chaque collaborateur sera convoqué individuellement pour faire le point. »

Traduction immédiate dans le cerveau de chaque salarié : « Je suis sur la sellette. On va me serrer la vis. »

C’est ce qu’on appelle le management par la peur.

Une méthode tellement archaïque qu’elle est encore d’actualité.

Elle consiste à penser qu’on presse un être humain comme on presse un citron pour en sortir les dernières gouttes de productivité.

Sauf que l’être humain n’est pas un citron (sauf pour celui qui s’identifie comme tel 😉).

Et que cette stratégie est en réalité un suicide économique.

Le paradoxe du « Pompier Pyromane » ? 🔥

Les directions d’entreprise et les RH passent leur temps à chercher des solutions pour réduire l’absentéisme et les coûts de la santé.

Tout comme la rentabilité, c’est leur obsession. Pourtant, en envoyant ce type de mail un lundi matin (ou pire, un vendredi histoire que le collaborateur puisse passer un week-end de « réflexion »), elles sont la cause directe du mal qu’elles prétendent combattre.

C’est le serpent qui se mord la queue :

  1. La direction met une pression toxique pour « faire du chiffre » (y compris ceux de l’absentéisme…).
  2. Les collaborateurs stressent, dorment mal, perdent leurs moyens.
  3. L’efficacité chute, les erreurs augmentent.
  4. Les arrêts maladie pour épuisement (burnout) explosent.
  5. La direction panique… et remet un tour de vis.

Les chiffres ne mentent pas (contrairement aux managers toxiques) 📉

Si l’empathie ne suffit pas à convaincre les directions, parlons une langue chère aux managers et autres « gestionnaires des ressources humaines » :

l’argent et les statistiques.

Ce mail du lundi matin n’est pas une « remotivation ».

C’est une facture de plusieurs milliers de francs en futurs arrêts maladie ou démissions que le manager vient de signer.

« Ressources Humaines » versus « Service du Personnel » ?

Quand j’ai commencé à travailler, il y a quelques années déjà, les RH n’existaient pas. Ils y avait le « Service du Personnel ».

C’était peut-être moins « glamour », mais c’était plus juste.

On était au service DU personnel…

C’est comme cela que c’était interprété et vécu. J’ai connu le basculement, le changement de nom. Pour le mieux ? Chacun son opinion.

Aujourd’hui, le terme Ressources Humaines (RH) a été pris au pied de la lettre par certains : l’humain est devenu une ressource, un peu comme du bétail, un consommable, voire une pile qu’on jette quand elle est vide.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une entreprise n’est pas une machine.

C’est un écosystème vivant. Oui, vivant ! Ceux qui y travaillent respirent, pensent, mangent…

Quand vous traitez vos collaborateurs comme des gamins à punir parce que la courbe des statistiques n’est pas verte, vous ne créez pas de la performance. Vous créez de la résistance.

Ce que j’ai vu de l’autre côté du miroir

J’ai été cadre. J’ai dirigé des équipes. Et je connais l’envers du décor.

Ce que ces mails autoritaires cachent souvent, c’est la panique du chef.

J’ai côtoyé ces « managers toxiques« .

Beaucoup ne sont pas tous des sadiques, mais des hommes et des femmes dépassés, broyés eux-mêmes par la pression du haut.

Combien de décisions « dures » sont prises sous l’emprise d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, d’alcool ou d’autres substances pour « tenir le coup » ?

Quand le sommet de la pyramide est chimiquement assisté pour supporter sa propre pression, comment espérer que la base soit saine ?

La toxicité ruisselle.

L’Antidote : Responsabiliser plutôt que terroriser 🛡️

On ne redresse pas une courbe de vente en brisant les vendeurs.

On la redresse en redonnant du sens, de la sécurité psychologique et de l’autonomie.

En tant que coach et hypnothérapeute, j’interviens souvent quand il est trop tard.

Quand le collaborateur est déjà à terre, en larmes dans mon cabinet, détruit par des années de « mails du lundi »…

et ceux du vendredi qui lui feront passer un week-end de m***.

Aux Directions et aux RH :

J’interviens aussi en entreprise pour former les cadres à la Gestion du Stress et à l’Intelligence Émotionnelle.

Apprendre à un manager à gérer sa propre pression avant de la vomir sur son équipe, c’est l’investissement le plus rentable qu’une société puisse faire aujourd’hui.

Arrêtez les mails de menaces.

Formez vos cadres. Prenez soin de votre « capital humain » avant qu’il ne fasse faillite.

Aux collaborateurs : Si ce mail du lundi matin vous a noué l’estomac, n’attendez pas de craquer pour réagir.

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Trop sensible ? Surcharge émotionnelle ? Comportements excessifs ?

Ne laissez pas la situation s’enliser. Je suis Cristian Rosatti, expert en Ingénierie Mentale et hypnothérapeute.

Loin des approches classiques, je vous accompagne avec une méthode directe et sans complaisance pour désamorcer l’épuisement, le burnout et les dépendances.

Depuis mon cabinet privé (huis clos) situé à Jongny, je reçois pour des interventions sur mesure les résidents de Vevey, Montreux, Châtel-Saint-Denis,  et de tout le canton de Vaud.